Qui sommes-nous ?

Contribuer au devoir de mémoire en Belgique et soutenir le travail de réparation en République démocratique du Congo, au Rwanda et au Burundi

Notre mission

Notre Part d’Afrique (NOPADA) contribue au devoir de mémoire sur les questions de colonisation et de néocolonialisme au regard de l’histoire de Belgique et de sa prospérité économique et s’engage dans une démarche de réparation en soutenant des projets dans les domaines de la recherche en sciences humaines et sociales, de l’aide humanitaire, du développement, de l’éducation et de l’environnement en République démocratique du Congo, au Rwanda et au Burundi.

Dans un contexte général de repli culturel et identitaire en Europe, la démarche vise à une prise de conscience accrue, en particulier des jeunes générations, de la part résolument étrangère, et dès lors africaine, dans notre mode de vie occidental et dans l’avancement économique et social de nos sociétés.

Axes d’actions

Un axe de sensibilisation : loin d’un prosélytisme moralisateur et culpabilisant, rassembler et diffuser (en ligne et hors ligne) un maximum d’informations objectives (pas uniquement les éléments à charge) à travers des contributions et témoignages d’observateurs avisés (monde académique, journalistes, etc.) et d’acteurs de terrain (ONG, associations, collectifs, etc.) sur des sujets tels que la colonisation (en particulier les apports pour la Belgique) et la néo-colonisation (de la colonisation politique à la colonisation économique).

Un axe de réparation : matérialisé par un soutien financier (dons) à des projets de terrain en Afrique (région Congo RDC, Burundi, Rwanda) dans les domaines de l’environnement, du développement, de l’aide humanitaire, etc. – avec chaque fois une dimension réparatrice eu égard aux retombées de l’exploitation (surexploitation) économique du bassin par les États occidentaux (travail des enfants dans les mines de coltan et de cobalt, déforestation galopante, surpêche dans le Tanganyika, pollution du fleuve Congo, etc.).

Nos activités

Nous apportons notre soutien aux initiatives existantes en droite ligne avec nos axes d’action. Ces initiatives prennent notamment les formes suivantes :

  • la production et l’édition de supports informatifs (imprimés et numériques) ;
  • des campagne de communication ou d’information ;
  • la participation à des évènements ;
  • des activités de mécénat et de sponsoring (le cas échéant, via l’organisation d’appel à projets).

Aussi souvent qu’elle le pourra, l’association prolongera l’héritage du Père Firmin Rodegem, fondateur de l’ASBL, en mettant en exergue des projets qui valorisent l’Afrique, son histoire et sa culture, et contribuent à les faire connaître dans le monde.

Notre démarche

À l’heure des replis identitaires et égoïstes, bon nombre de nos concitoyens, responsables politiques en tête, semblent négliger la part historiquement étrangère, et dès lors africaine, de la prospérité économique et du niveau d’avancement de notre pays. Une part qui reste prégnante aujourd’hui à l’échelle européenne et occidentale, notamment sur le plan de l’exploitation des ressources naturelles et humaines. Au moment où l’on oppose allègrement le « chez nous » au « chez eux », il apparaît plus que jamais essentiel de rappeler combien « nous » dépendons « d’eux ».

Notre ASBL n’a pas vocation à se positionner comme une structure de plus. Nous nous présentons comme une force d’appoint aux acteurs existants en Belgique et dans les pays africains cibles.

Le projet initial

L’association dans sa forme actuelle est issue de la réactivation et de la refonte du projet initial en 2019-2020.

NOPADA est l’émanation de l’ASBL AFRICANA, centre de documentation en Africanistique, ASBL constituée le 25 mars 1989 à Bruxelles par le Père François-Marie (dit Firmin) Rodegem, né à Jette le 12 février 1919 et décédé à Etterbeek le 20 novembre 1991.

Historiquement, l’ASBL AFRICANA a pour objet de promouvoir l’étude de l’africanistique, à savoir l’ensemble des sciences sociales appliquées à l’étude de l’Afrique : civilisations, langues, traditions culturelles, créations orales et écrites, histoire, etc.

L’Afrique – spécifiquement l’Afrique subsaharienne – de même que son histoire et sa culture, reste centrale au regard de nos activités et démarches actuelles, même si la promotion de l’étude de l’africanistique y occupe une place secondaire

Père Firmin Rodegem (1919-1991)

Entré chez les Pères Blancs en 1938 et ordonné prêtre en 1946, il fut missionnaire au Burundi de 1946 à 1967 où il fonde les missions de Buhonga, Nyabiraba, Gihanga, Bururi et Muramvya. Il fut également chargé des éditions aux Presses Lavigerie à Bujumbura. Il est enfin à l’initiative des centres de langues de Ngozi et de Muhanga.

De retour en Europa à partir de 1967, il s’attache à l’édition du dictionnaire Rundi-Français, seul et unique à ce jour.

Titulaire d’un doctorat en ethnologie (Paris, 1972) et d’un doctorat en linguistique (Louvain, 1974), le Père Rodegem a été chargé de cours à l’Institut de Linguistique et à la Faculté des Sciences Sociales et Politiques de l’Université Catholique de Louvain (UCL). II compte parmi les anciens membres de la Société royale belge d’études orientales (SRBÉO) et de I’ Association d’Etudes Linguistiques Interculturelles Africaines (AELIA).